Plus «visibles», les suppressions de classes ont tendance à toucher plus facilement l’opinion publique.
Mais à la rentrée prochaine, ce sont surtout des postes dits «hors-la-classe» qui vont sauter.
Ils concernent 19 des 22 suppressions annoncées pour le département de l’Ariège.
Ce sont ces maitres qui aident les enfants en difficultés (dans le réseau RASED), des intervenants en langue, des animateurs TICE (qui accompagnent l’entrée des nouvelles technologies en classe), des psychologues scolaires, ou encore des enseignants-formateurs.
Pour les syndicats, en supprimant ces postes, on touche directement à la qualité de l’enseignement.
Du côté des principaux intéressés, ces suppressions de postes laissent un goût amer.
Cet enseignant, a choisi il y a 8 ans de se former pour travailler auprès des enfants les plus en difficulté (dans le cadre du réseau RASED).
A l’école, il les prend seuls ou en groupe pour des séances de 3/4 d’heure, «nous travaillons au niveau du comportement. On ne se situe pas au niveau de la pédagogie. On s’adresse à l’enfant, en travaillant sur des supports de jeux. Ce travail demande un changement de posture total par rapport à celui de l’enseignant»
Et le besoin de ce type de suivi va croissant, «les difficultés socioculturelles sont de plus en plus dures. Il y a de plus en plus d’enfants accidentés de la vie». Sur le département, 13 à 15 postes de ce type vont disparaitre.
Il y a actuellement 35. Soit entre 600 et 800 enfants suivis par an.
Les conséquences des ces suppressions? «on fait un abandon de service public. On aura aussi moins de possibilités d’échanger avec les enseignants pour repérer les enfants en difficulté. On devra aussi resserrer les critères des enfants qui pourront être aidés»
Autre témoignage: celui d’un animateur dit «TICE», des postes qui accompagnent le passage au numérique dans les écoles, «les mairies et les collectivités locales risquent d’être déçus dans la mesure où elles ont investi pour équiper les établissements et que l’Etat retire les moyens d’accompagnement et de formation»
Il y a 6 animateurs en postes, «on ne sera plus que 3» suppose l’enseignant. Pourtant, «il ne suffit pas de savoir se servir d’un ordinateur pour utiliser l’informatique devant une classe. Ce ne sont pas les mêmes outils, ni les mêmes usages [...] De nombreux projets de créations de blog ou de sites internet (par exemple) devront être abandonnés»
Il y a aussi les maitres qui sont chargés de la formation des enseignants, pour les jeunes professeurs des écoles, les étudiants ou en matière de formation continue.
Là encore, «en poste, nous sommes 11. L’année prochaine, nous ne serons plus que 6 !» constate une enseignante, dégoutée.
Quant à la méthode employée au niveau départemental, les syndicats dénoncent de façon unanime les méthodes de l’inspection académique.
Selon Antoine Loguillard de l’UNSA, «sans consultation des organisations syndicales, l’administration a rencontré les personnels directement, en leur demandant quasiment de signer leurs suppressions de postes par écrit !»
Pour Marc Faget (FSU), «cette façon de procéder est nouvelle. Nous ferons tout pour qu’elle soit abandonnée»
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