Tandis qu’au niveau local comme national l’actualité vient rappeler à tout un chacun que la sécurité des biens et des personnes reste l’affaire de tous, le Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance -CISPD- vient de se réunir en la salle du conseil municipal de la ville de Saint-Girons.
Mis en place en 2006 et réactivé en 2010 sous la houlette du précédent préfet Jacques Billant, le CISPD réunit autour de son président, François Murillo, l’ensemble des maires de l’intercommunalité saint-gironnaise, en liens étroits avec les services de l’état et le procureur de la république entre autres.
L’objectif de ce CISPD est de réunir toutes les associations, institutions, écoles et lycées, ainsi que le CHAC et bien entendu les forces de police et de gendarmerie, pour mener un travail de fond sur ce(s) thème(s) et mettre sur pied des actions spécifiques.
«Un vrai travail est mené, même s’il ne porte pas ses fruits directement», encourage le maire citant les trois groupes de travail mis en place pour couvrir tous les domaines sensibles.
D’abord celui sur l’alcoolisme des jeunes et la délinquance en milieu scolaire, puis celui sur l’éducation à la citoyenneté et enfin celui sur les violences conjugales et intrafamiliales.
Un maire concerné car la situation de «la ville-centre qui concentre les commerces et services engendre des phénomènes de violence et délinquance» souvent indissociables.
Avec plus de 7.000 habitants, près de 5.000 jeunes scolarisés, la ville de Saint-Girons qui compte également trois lycées est en effet en première ligne.
Pour François Murillo, «garantir la sécurité, prévenir la délinquance, se double aussi d’un renforcement du lien social de proximité, au travers d’actions collectives mieux ciblées au cœur desquelles la prévention et l’éducation sont privilégiées»
Des propos confirmés par le procureur Olivier Caracotch qui, s’il rappelle l’arsenal législatif répressif existant «dès lors que les textes de lois sont enfreints», admet la nécessité «d’être le plus en amont possible et de s’impliquer aussi dans la prévention et l’éducation», sans quoi «cette répression sera un puits sans fin d’autant que lorsqu’on condamne c’est que c’est déjà trop tard»
En tous les cas, «tout le monde est mobilisé, il y a une vraie appropriation collective du processus» complète le sous-préfet Jean-François Couret, qui rappelle le soutien de ses services dans l’accompagnement des acteurs.
Successivement, Mmes Dénat, Ratier, Loubet et Fort présentent ensuite les diverses actions menées en 2011 et dressent le contour de celles reconduites en 2012 complétant des actions nouvelles.
Journées de prévention, forums, conférences, ateliers variés, formations et informations sont parmi les opérations conjointes menées dans chacun des trois groupes de travail qui ont émaillé la vie des citoyens.
Clairement, il apparaît que l’accent est mis sur l’éducation, la pédagogie, l’information et la sensibilisation préventive, que celles-ci s’adressent aux plus jeunes, aux personnes âgées comme aux adultes (et parents).
La pérennisation de certaines actions est également un moyen d’ancrer durablement le message transmis.
Incontestablement, et même si comme le déplore encore M. Rovira, adjoint à la sécurité, «le CISPD n’est pas encore connus de tous», l’approche partenariale qu’il suppose permet de mutualiser les pratiques et les actions, d’identifier tous les interlocuteurs possibles et de décloisonner les pratiques optimisant une logique de réseau, et ce à l’échelle du territoire, pour apporter les meilleures solutions en termes de prévention et de sensibilisation vers tous les publics.
L’écoute et l’accueil personnalisé sont également au cœur de l’accompagnement lorsqu’on aborde des sujets encore tabous comme les violences sexistes ou conjugales.
Si beaucoup reste à faire avant que d’aboutir au «Pôle de prévention», objectif avoué de Mme Dénat, si d’autres partenaires restent à inclure dans ce processus, plus que de sécurité et de délinquance, termes à connotation répressive de ce dispositif, qui ne sont somme toute qu’affaire de communication, demain, c’est au quotidien que l’on devrait pouvoir constater qu’il fait «bon vivre ensemble en Couserans»
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