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Les apprentis du CFA de Foix sur le terrain de la menuiserie-ébénisterie
23/02/2012 | 19:17
© MidiNews 2012

Régulièrement, le Centre de Formation des Apprentis de la Chambre des Métiers de Foix propose à ses élèves de participer à des ateliers en entreprise à travers toute l’Ariège.

En ce moment, une quinzaine d’apprentis travaillent en collaboration avec l’entreprise de menuiserie-ébénisterie Hijosa, à La Bastide-de-Bousignac.

Avec son dirigeant Serge Hijosa, ils participent à la création d’un nouveau mobilier de bureau pour le président de la Chambre des métiers.

Une occasion pour eux de travailler sur un projet qui s’attache à unir tradition et modernité.

«Nous avons voulu expliquer ce qu’était l’Ariège à travers du mobilier, tout en utilisant des matériaux et des formes très contemporains» explique Serge Hijosa.

Afin de valoriser les métiers de la menuiserie auprès de le jeune génération, Serge s’attache à leur démontrer que le bois offre de nombreuses possibilités.

«Nous montrons aux apprentis que nous arrivons à concevoir des choses originales et nous voulons leur permettre d’avoir un esprit d’ouverture un peu plus grand sur nos métiers» défend le menuisier-ébéniste.

Au cours de l’atelier, les apprentis du CFA se sont initiés aux diverses utilisations du bois, mais aussi à tous ses dérivés.
Preuve que les opportunités qu’offrent les métiers du bois sont larges.

En plus d’un savoir-faire diversifié, les apprentis découvrent aussi la dimension «artistique» qui se cache derrière la production routinière des portes et fenêtres.

«J’aime les amener dans des ateliers comme celui-ci où il y a des gens qui sont des passionnés du bois […]

Pour eux c’est important d’être dans des endroits comme ça où l’on fabrique réellement quelque chose
» se réjouit Marcel Gutiez, enseignant en menuiserie au CFA.

Un savoir-faire qui tend, selon lui, à disparaître: «malheureusement, des ateliers où l’on travaille vraiment le bois, il n'y en a plus beaucoup en Ariège» déplore-t-il.

Selon cet ancien professionnel de la menuiserie, les expériences de terrain permettent aux apprentis de se confronter la réalité.

Et il en est convaincu, «pour une partie d’entre eux, quelque chose restera gravé»

Pour le reste, «il faut être compréhensif, l’important est d’arriver à les intéresser» poursuit-il.

Parmi les quinze participants, deux sont des adultes en contrat de professionnalisation et les autres sont tous des apprentis âgés de 16 à 18 ans.
Un mélange qui «permet de stimuler les échanges et les motivations» explique Marcel.

Signe de sa réussite, le projet a déjà créé des vocations parmi les participants.
«J’adore travailler le bois et j’aimerai vraiment avoir une entreprise comme celle-ci plus tard» déclare l’un d’eux, Tristan Mathieu.

Malgré une certaine désaffection, pour Marcel Gutiez, les métiers du bois ne sont en rien voués à disparaître car «c’est une matière vivante et noble qui se travaille depuis toujours»

Un constat partagé par Serge Hijosa qui tient à rappeler que les menuisiers-ébénistes sont avant tout des artisans. Mais dans artisanat, on comprend très bien «art»

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auteur: CL | publié le: 23/02/2012 | 19:17 | Lu: 7824 fois