Fièvre, courbatures, maux de tête, toux... la grippe a fait ,depuis plusieurs jours, son arrivée en France.
La région Midi-Pyrénées (et donc par là même l’Ariège) est une des régions les plus touchées de France.
«On est en plein dedans !» explique Valérie Schwoebel, médecin et membre de la cellule de l’institut de veille sanitaire (pour l’Agence Régionale de Santé, ARS).
Depuis Toulouse, l’ARS peut suivre l’évolution de la maladie grâce à des données transmises par les hôpitaux, mais aussi par un réseau de médecins référents.
Et les nouvelles sont sans appel: «le nombre de cas continue d’augmenter.
On devrait d’ici quelques jours (on ne sait pas quand) atteindre le pic, c’est à dire le moment où ce nombre baissera»
Les estimations nationales évoquent 600 cas pour 100 000 habitants. Et il y a dix jours en Midi-Pyrénées, les estimations étaient de 250 cas pour 100 000 habitants, «mais cela a dû augmenter depuis» précise Valérie Schwoebel.
Aux urgences du CHAC (centre hospitalier du Couserans), les services ont enregistré au mois de février un surcroît d’activité lié au pic épidémique de grippe saisonnière.
Tout le personnel fait particulièrement attention au risque de contamination, «les patients, dès qu’ils sont identifiés, bénéficient de la pose d’un masque.
Le personnel pratique pour éviter toute contamination des frictions régulières de solution hydro-alcoolique» explique-t-on dans les couloirs de l’hôpital.
Il faut savoir que le virus en question cette année, le H3N2, est particulièrement problématique chez les nourrissons et les personnes âgées, deux publics vulnérables.
En Ariège, aucune mesure particulière n’a été prise dans les écoles selon l’inspection d’académie. Et en ce qui concerne les personnes âgées, un important travail mené en amont (notamment grâce à la vaccination) permet de limiter les dégâts.
Valérie Munoz (responsable des services de soins à l’ADESPAH, l’Association Départementale d’Entraide pour la Santé des familles, des Personnes Agées ou en situation de Handicap) précise: «nous avons eu zéro cas de grippe»
Une grande satisfaction pour cette structure qui «mène un travail de fourmis toute l’année, en matière de prévention. C’est la clef»
L’épidémie est donc bien là. Les conséquences ne sont pour le moment pas catastrophiques (aucun cas grave de réanimation n’est à déplorer au niveau régional).
Et cet évènement n’a d’ailleurs rien d’exceptionnel, «chaque année, il y a un épisode de cette ampleur. Sauf que l’épidémie a démarré particulièrement tard. Le froid a sûrement favorisé la transmission» précise Valérie Schwoebel.
Même si la vaccination n’est pas d’actualité puisqu’on est en plein dans l’épidémie, le médecin recommande quand même un certain nombre de précautions, «ce sont des mesures d’hygiène simples mais qui sont très efficaces: limiter les contacts avec les personnes malades, se laver souvent les mains, se couvrir la bouche lors des éternuements, utiliser des mouchoirs jetables à usage unique»
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