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Pamiers: l'Unité d'Accueil des Victimes de violence fête son cinquième anniversaire
09/03/2012 | 11:00
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En 2007, l’unité ariégeoise d’accueil des victimes de violences ouvrait ses portes, dans le cadre du CHIVA (Centre hospitalier du val d’Ariège).

Et voila déjà cinq ans que ce lieu d’accueil dans le domaine médical, juridique et psychologique fonctionne à Pamiers, au 10 rue Saint-Vincent.

Le bilan effectué par les professionnels est plus que positif.

Près de 1500 consultants ont bénéficié de consultations gratuites. Et tous mettent en avant l’efficacité de cette approche pluridisciplinaire.

En un même lieu, les victimes peuvent rencontrer une infirmière, un médecin (pour avoir accès à un certificat médical par exemple), une juriste (qui informe les victimes sur leurs droits et les diverses procédures), mais aussi une psychologue.

Les victimes sont adressées par l’hôpital, les associations, le médecin traitant, ou encore parfois par les services de Police.

Pour le procureur de la république Olivier Caracotch, cet aspect pluridisciplinaire est particulièrement intéressant, «quand on est victime, alors qu’on est déjà fragilisé, on peut être un peu perdu face à la quantité de choses qu’il y a à gérer»

Et il y a parfois des enjeux pénaux derrière l’avis médical d’un professionnel, «un certificat médical estampillé Chiva ou «unité d’accueil des victimes» est rarement remis en cause par un Tribunal»

Enfin, ce service fonctionne grâce à une collaboration inédite entre le milieu hospitalier, les services de l’Etat et l’action de diverses associations: l'Association Judiciaire et d'Orientation de l'Ariège (AJOA), le Centre d'Information et de Documentation des Droits de la Femme et de la Famille (CIDFF) et l'Association des Psychologues en Ariège (APEA).

Et même si les violences conjugales ont été le moteur de la création de cette unité, elles ne sont pas les seules formes de violences traitées dans ce service (qui traite aussi les agressions, ou encore les violences routières).

Il y a quand même une majorité de femmes accueillies. Elles étaient 233 en 2011 (pour 117 hommes). Le nombre de mineurs est aussi relativement important.

Cependant, l’action de cette unité reste encore fragile.

Ce service est financé par l’Agence régionale de santé (mais aussi par des budgets de l’Etat).

Des enveloppes qui ne sont pas encore pérennes, et qui sont attribuées annuellement.

Infos pratiques: les consultations sont ouvertes le lundi et le vendredi sur rendez-vous au 05 61 60 90 15.

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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 09/03/2012 | 11:00 | Lu: 8086 fois