Plus de financements pérennes, aucune solution alternative, et toujours des dettes...
C’est désormais officiel: l’Auberge du Pont de l’écho (APCE) fermera ses portes le 31 mars.
Avec 16 places, la structure assurait des missions d'hébergement d'urgence 24h sur 24.
La liquidation judiciaire, issue la plus probable
Un courrier du préfet datant du 15 février a annoncé à la structure qu’elle n’aurait plus aucun financement à partir de cette date.
Les autres financeurs (que sont la mairie de Foix et le Conseil général) se sont alignés sur cette décision.
Déjà en décembre, la question de la fermeture de l’Auberge s’était très sérieusement posée.
En plein hiver, l’association avait alors accepté de poursuivre l’activité pour trois mois, «avec des financements insuffisants, qui généraient une dette de 6000 € par mois» précise tout de même Dominique Masset (trésorier), «c’est simple: nous touchons 20 euros de l’heure. Et l’activité nous coûte 31 euros de l’heure»
Le 21 mars, le cas de l’APCE passe au Tribunal de Grande Instance, «le plus vraisemblable est que nous soyons placés en liquidation judiciaire»
Les 5 salariés de la structure seront licenciés. Et les membres de l’association tiennent à mettre en place un système de parrainage de chaque usager.
Même si ce sera à l’administration de trouver des solutions de relogement pour les 19 personnes, à la rue à la fin du mois.
Le «mouton noir» de l’administration?
C’est ainsi que se sont toujours décrits les membres de l’APCE, vis à vis des services de l’état (principaux financeurs).
Ne pas mettre dehors les sans-papiers, refuser de faire du «gardiennage» en défendant un réel accompagnement social des personnes (qui a un coût), ne pas mettre dehors les personnes le matin pour toute la journée...
Les membres de l’association ont toujours défendu une certaine idée de l’hébergement d’urgence.
«Nous sommes des militants. Pas assez obéissants» analyse Christian Morisse (co-président de l’APCE), «et nous avons toujours refusé de faire du mauvais boulot.
Une toute nouvelle circulaire a aussi été l’argument idéal trouvé par l’administration pour avoir notre peau»
Une nouvelle circulaire «Kosciusko-Morizet» est en effet entrée en vigueur. Elle réorganise l’hébergement des plus démunis. «Un logement pour tous» dit le texte.
Selon Christian Morisse, «aucun des nouveaux dispositifs retenus dans la circulaire ne sont en place dans le département: le parc de logements autonomes n’est pas déterminé, ni même les pensions de familles.
Et il n’y a pas assez de places pour les demandeurs d’asile, qui vont être traités dans des dispositifs à part»
De même selon le militant, les réseaux d’hébergement actuels sont débordés, «quand le préfet dit que personne ne dort dans la rue, c’est faux. Certaines personnes qui se rendent au 115 s’entendent dire que c’est plein»
Selon Magali Vivien (directrice de l’APCE), «les personnes à qui une place à été refusée plusieurs fois, nous les perdons. On les retrouve à errer sur les bords de l’Ariège ou ailleurs»
Pour cette dernière, «nous n’avons aucun regret d’avoir poursuivi notre travail jusqu’à aujourd’hui. En revanche, nous avons des regrets quant à la manière dont les choses se terminent»
Une fin un peu triste et amère pour les membres de cette association, qui ont tout tenté pour éviter le naufrage. En vain.
Une réunion publique d’information et de protestation est organisée ce vendredi 16 mars à 18h, salle Jean Jaurès à la mairie de Foix.
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