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Rentrée Universitaire: 256 élèves étudient sur les hauteurs de Foix
04/10/2011 | 10:19
© MidiNews 2011
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Ce mardi 4 octobre, Augustin Bonrepaux (président du Conseil général de l’Ariège), Daniel Filâtre (président de l’université Toulouse Le Mirail) et Norbert Meller (représentant la mairie de Foix) ont rencontré les étudiants fuxéens à l’occasion de la rentrée universitaire.

Sur le plateau de Montgauzy à Foix, le centre universitaire Robert-Naudi est une antenne délocalisée de l’université de Toulouse-Le Mirail. Il y a 17 sites de ce type en Midi-Pyrénées.

En Ariège, les étudiants suivent plusieurs types de cursus. Il y a les formations de l’IUFM (Institut universitaire de formation des Maîtres).

Vient ensuite le tourisme, avec le CETIA (Centre d’études du Tourisme et des Industries de l’accueil).

Sans oublier la filière Géographie, pour toutes les questions d’aménagement du territoire et de développement des territoires ruraux.

Doté d’un centre de ressources flambant neuf et de bonnes conditions de travail, le centre universitaire ariégeois semble avoir de belles années devant lui.

Même si le nombre d’élèves est toujours ce qui préoccupe les élus locaux dans un contexte budgétaire difficile, devant les dépenses importantes engagées dans l’entretien et la réalisation des locaux.

C’est le cas d’Augustin Bonrepaux, président du Conseil général (le département qui attribue les subventions de fonctionnement, équipe les locaux, mène les travaux de rénovation, etc.).

Mais aussi de Norbert Meller (pour la ville de Foix), «c’est simple: pour atteindre un équilibre budgétaire, il faut un certain nombre d’étudiants !»

Sur ce point, Daniel Filâtre a réaffirmé la volonté politique de maintenir l’université dans les territoires et a relativisé ces inquiétudes, «ce n’est pas le nombre d’étudiants qui compte mais le qualitatif. L’enjeu est: qu’est-ce qu’une université veut faire sur un site ?»

Et d’ajouter, «ici l’effectif augmente ou se stabilise, quand dans la plupart des autres sites, il diminue»

A l’heure où la tendance est plutôt au regroupement et à la «rationalisation», préserver cette antenne universitaire locale apparaît comme essentiel.

La ville de Foix tient à ses étudiants qui participent à son dynamisme.

Quant à l’université de Toulouse, «pour certains, c’est à contre-courant de développer des études supérieures dans les territoires, a expliqué Daniel Filatre.

Mais pour nous c’est l’inverse: je vais beaucoup à l’étranger, et de nombreux pays ont fait le même choix que nous»

En tout cas du côté des étudiants, ils sont unanimes.

Ils vantent tous les mérites d’un centre universitaire à taille humaine, dans un environnement privilégié avec des classes loin d’être surchargées.

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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 04/10/2011 | 10:19 | Lu: 11321 fois